2020, année bissextile, toute une histoire | LA MINUTE CULTUR’G

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2020, Année Bissextile. Toute une histoire !

Cet article va, entre autres choses, vous expliquer la signification du mot « bissextile », qui se décompose en deux parties : « bi » … voulant dire « deux », et « sextile »… ben là faudra poursuivre la lecture avant de vous embarquer dans des élucubrations hasardeuses, voire friponnes. 

En 46 av. J.C., Jules César réforme le calendrier pour en arriver à une année de 365 jours, sauf une année de 366 jours tous les quatre ans. Cela sous les conseils de l’astronome Sosigène d’Alexandrie qui avait calculé que l’année effective était de 365 jours et 6 heures. On conviendra que Sosigène ne s’est pas réellement cassé le baigneur : il a tout simplement proposé de copier sur les Égyptiens, qui avaient eux-mêmes un calendrier de 365 jours. Il suffisait donc d’ajouter un jour supplémentaire tous les quatre ans pour rester en phase avec l’année solaire. 

Et pour flatter l’ego de Jules César, ce nouveau calendrier s’est appelé le calendrier julien. On n’a retrouvé aucun document de l’époque faisant état des chevilles de Jules. Enflées, ou pas, même La Gazette fleurie n’est pas – pour le moment – en mesure de se prononcer sur la question.

La fête à Ju-Ju

Sous Jules César, une grande fête de dix jours était organisée chaque année en l’honneur du dieu de la guerre, Mars. On appelait cette fête les « Calendes de Mars ». Elle a donné son nom au mois de mars durant lequel elle se déroulait. Elle était tellement importante qu’elle marquait aussi le début de l’année, qui allait ainsi de mars à février. Quand il a fallu ajouter un jour supplémentaire dans le nouveau calendrier julien, les Romains l’ont donc placé à la fin de l’année. Ils ont choisi de créer un « bis sextus », autrement dit un « sixième jour bis » avant les calendes de mars. C’est tout simplement de là que vient le mot « bissextile ». 

Le calcul de l’astronome Sosigène d’Alexandrie fut démenti à la fin du XVIe siècle, du temps du pape Grégoire XIII : on se rendit compte que l’année ne durait pas 365 jours et 6 heures mais 365 jours, 5 heures, 48 minutes et 45 secondes. Comme c’était une initiative du pape, on a changé le nom du calendrier julien, pour l’appeler calendrier grégorien.

Afin de tenir compte de ce décalage (8 jours par millénaire) on profita de l’instauration du calendrier grégorien, pour fixer que les années séculaires (1600, 1700, etc.) ne seraient bissextiles que si leur millésime était divisible par 400. De sorte que seuls les millésimes 1600, 2000, 2400, 2800, etc., sont bissextiles. 1900 ne l’était pas, et 2100 ne le sera pas non plus.

Une poussée de fièvre …

L’année 2020 ne se contente pas d’être bissextile ! Si vous avez consulté un calendrier, cela ne vous pas échappé : le 1er février tombait un samedi. Ce mois de février 2020 comporte 5 samedis. Diantre… 5 chances de faire monter la fièvre du samedi soir sur les parquets de danse. Vous en rêviez ? Le calendrier l’a fait !

Mieux vaut ne pas louper l’occasion. Cette singularité ne se reproduit que tous les 28 ans. Ne restez surtout pas en apnée, ce numéro de La Gazette fleurie entre les mains, en attendant ; ça pourrait vous sembler long.

Ils sont nés un 29 février…

Connaissez-vous le point commun entre Khaled, Gérard Darmon, et Michèle Morgan ? Ils sont tous nés un 29 février. Cette année, l’acteur de « La Cité de la Peur » et du « Cœur des Hommes » fête donc son 19e anniversaire. Le chanteur algérien en est, lui, à 16. Quant à Michèle Morgan, les plus beaux yeux du cinéma français, née en 1920 et décédée en décembre 1996 elle n’a vécu que 25 anniversaires.

Tous les 4 ans, alors il n’y a pas le feu !

J’aimerais éviter, autant que faire se peut, l’infobésité sur ce marronnier qui nous revient à la face, tous les quatre ans. Mais je n’aurai le sentiment du devoir accompli qu’après vous avoir parlé de « La Bougie du Sapeur ».

« La Bougie du Sapeur » est un journal périodique humoristique français qui paraît tous les 29 février. Le numéro 1 est paru le 29 février 1980, et vous trouverez le 29 février 2020 le numéro 11 chez votre marchand de journaux. Son nom a pour vocation de rendre hommage au héros de bande dessinée créé par Christophe, le sapeur Camember, personnage né un 29 février. Bon, 1 461 jours pour lire les 24 pages de ce périodique, ce n’est pas une sinécure. Allez, on parie que vous allez y arriver ?

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