Frédéric Longbois, invité de UNE (PARENTHÈSE) AVEC

Frédéric Longbois, l’OVNI aux mille talents

 

Long comme long, bois comme bois, aime-t-il se présenter. La France entière a pu le découvrir dans la saison 7 de The Voice où il termine aux portes de la finale. Depuis, il régale nos oreilles avec son album. Mais c’est loin d’être la seule occupation de l’artiste, que l’on peut retrouver aussi bien au théâtre, à l’opéra, au cinéma, à la télévision, … Il sera d’ailleurs au grenier à sel de Honfleur le 6 juin ! Prenez date !

Photo ©Franck Harscouet

Frédéric Longbois…

Vous avez commencé votre carrière professionnelle en tant que coiffeur à Trouville. Comment êtes-vous devenu chanteur et acteur ? 

J’ai commencé la coiffure à 17 ans, après un apprentissage. J’ai tenu un salon à Trouville, puis je suis venu à Paris en 1986. Je suis très rapidement devenu coiffeur vedette. J’avais comme clientes Catherine Deneuve, Miou-Miou, Isabelle Huppert, Anne Sinclair, … Mais je chantais déjà. La première fois que j’ai chanté en public c’’était le 11 novembre 1975 à la mairie de Trouville. J’avais 12 ans et j’ étais soliste dans l’ensemble vocal de la ville. J’ai appris le piano. J’ai fait les classes du conservatoire de Paris où j’ai eu un premier prix. Et puis, un jour, dans le salon de coiffure, une réalisatrice qui était là m’a proposé le premier rôle masculin dans « Mécaniques célestes » avec Arielle Dombasle. C’est comme ça que je suis passé du séchoir à la caméra. Ensuite j’ai rencontré Jérôme Savary et je suis devenu pendant 20 ans son acteur fétiche. J’ai encore joué en janvier dernier à l’opéra de Massy « La Vie parisienne » d’Offenbach, après plus de 700 représentations partout dans le monde. Ma vie est une suite de rebondissements ! J’ai fait des récitals, des pièces de théâtre, des cabarets, des opéras, des téléfilms, … Et puis en 2017 j’ai fait The Voice et depuis toute la France me connaît.

C’est notamment votre reprise de Bécassine à The Voice qui a marqué les esprits. Pourquoi avoir choisi cette chanson ? 

Je l’avais reprise il y a très longtemps et ça avait été un gros succès. En fait, j’étais très surpris de relire ce texte. Et j’ai voulu que le public ait cette même surprise. Si quelqu’un sait écrire des chansons c’est bien Jean-Jacques Debout, qui écrivait aussi pour Barbara. C’est un auteur et compositeur merveilleux. C’est la raison pour laquelle j’ai choisi cette chanson. Ce n’était pas facile, c’était beaucoup de travail de m’approprier cette chanson. Je l’ai fait avec joie et je dois dire que j’ai assez bien réussi mon coup.

Quel est votre plus beau souvenir de The Voice ? 

J’ai beaucoup aimé un des lives où j’ai chanté « Je voulais te dire que je t’attends » de Michel Jonasz. J’avais dédié cette chanson à Maman, qui venait de disparaître. C’était très émouvant. Vous savez, la télévision est un microscope. On va directement dans l’âme des gens. 

Vous parlez souvent de votre maman, vous aviez un lien spécial avec elle ? 

Oui tout à fait. Je suis fils unique, mon père décède quand j’ai 12 ans, Maman m’élève toute seule. Nous sommes très très fusionnels. Quand j’ai perdu Maman en 2018 j’ai eu une seconde naissance, avec un grand chagrin. 

Quel lien gardez-vous aujourd’hui avec la Côte Fleurie ?

J’y ai ma maison d’enfance, la maison de mes parents. Elle est empreinte de souvenirs. J’ai toujours les mêmes voisins depuis 1973. Nous avons une idée avec mon manager – qui est comme mon double, mon frère d’âme -, c’est de garder tous les meubles de Maman, bien sûr, et de repeindre tout en blanc. Et on va appeler la maison « Colette au paradis ».

Qu’est-ce qui vous motive dans la vie ?

Les rencontres. C’est ça qui me motive. C’est ma nature en fait. C’est la nature qu’avaient mes parents. Je suis très ouvert. J’ai l’envie d’aller vers les gens, vers le monde, vers le public, et de leur donner ce message de joie, de les amuser. C’est la rencontre avec les âmes. Je suis assez vibratoire. Pour moi la méchanceté n’existe pas ; il n’y a que des gens malheureux. Alors si on peut aller outre cela et leur donner le plus de joie possible, pour moi, c’est vraiment une réussite. 

Cet été on vous a aussi bien vu dans « Je suis une célébrité, sortez-moi de là » qu’à l’opéra de Lausanne. Ce n’est pas trop dur de faire ce grand écart permanent ?

Non pas du tout. « Je suis une célébrité, sortez-moi de là » m’a beaucoup amusé, c’était une expérience formidable. J’ai récolté pas mal d’argent pour l’association ELA, qui fait des recherches contre les leucodystrophies. Ça a été un défi parce que, moi qui ai peur de tout, j’ai essayé pour une fois de n’avoir peur de rien. 

Vous avez toujours eu cette envie de tout faire, de tout essayer ? 

Oui, à l’âge de 5 ans je savais que je serai chanteur d’opéra, c’est ce que je raconte dans mon album. 

Vous avez d’autres talents cachés ?

J’adore cuisiner, et je coiffe toujours. Je coiffe toutes mes amies et tous mes amis. Je n’ai pas du tout perdu la main. Mais je prends aussi le temps de me poser, et de me reposer quelque peu, pour voyager dans ma tête et pour créer. 

Où vous sentez-vous le plus à l’aise ? Dans un téléfilm comme « Les petits meurtres d’Agatha Christie » ou « Chez Maupassant » ? Sur scène ? Dans une émission télé ?

Je me sens à l’aise partout. Tout m’amuse et j’adore amuser les gens. Si je me sens bien avec l’équipe qui m’entoure, je m’amuse. Je suis un peu protéiforme. Sur scène ou devant une caméra, je suis chez moi. 

Quelle est la chose la plus folle que vous aimeriez faire ?

J’aimerais ressauter à l’élastique. Je ne pensais pas avoir autant de plaisir à le faire. Et sinon… j’aimerais chanter suspendu par les pieds et arriver sur une scène en volant. Et avoir un piano qui vole aussi. Pour me sentir libre. La plus grande joie que l’on peut avoir sur Terre c’est être libre.

Frédéric Longbois, vous êtes plutôt…

Photo ©Franck Harscouet

Mika ou Nikos Aliagas ?

Plutôt Mika. J’adore Nikos, mais c’est surtout Mika que j’ai côtoyé. Il y a eu dès le départ un véritable lien entre nous. Et moi qui venais de perdre ma maman, j’ai adoré rencontrer la sienne. C’est une femme merveilleuse. 

Chantal Goya ou Barbara ?

Plutôt Barbara. J’aime beaucoup Chantal, que je connais bien, mais Barbara est un personnage qui a tracé mon itinéraire. 

Agatha Christie ou Maupassant ?

Maupassant, sans hésiter. 

Salles obscures ou salon avec télé ?

Salles obscures. J’aime beaucoup le cinéma. Je ne regarde pas tellement la télévision.

Pour jouer dans un film ou dans un dessin animé ?

J’aime vraiment les deux. Le dessin animé c’était une aventure, qui va se renouveler d’ailleurs. Mais j’aime beaucoup tourner dans un film quand même.

Planches de théâtre ou planches de Trouville ?

Planches de Trouville. Car pour le théâtre il faut vraiment que la pièce ait un attrait pour moi. 

Bain de foule ou bain de mer ?

Bain de foule. Mais j’adore la mer. Vous savez, je suis Normand, c’est ptet ben qu’oui ptet ben que non. J’aime me baigner quand il fait froid, toujours pour être surpris. 

Sérieux ou pas sérieux ?

Plutôt pas sérieux. En apparence. Mais il y a toujours la fesse cachée de la lune ! C’était le titre d’un de mes spectacles. 

Pour le plaisir, un mot de la fin ?

Oui… Je dirais… fin !!

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