Hervé MORIN invité de “Une (parenthèse) avec”

Hervé Morin est un homme politique français connu et reconnu par ses pairs. Passé par des fonctions à hautes responsabilités nationales, il est revenu sur sa terre natale en tant que Président du conseil régional de Normandie.

Député, Président du groupe UDF de l’Assemblée nationale, ministre de la Défense, Président du Nouveau Centre puis des Centristes, Président du conseil régional de Normandie, et enfin Président des Régions de France… Hervé Morin a montré plus d’un visage sur le devant de la scène politique française. Il est aujourd’hui de retour dans sa région d’origine, la Normandie, dans laquelle il peut se consacrer à sa deuxième passion, les chevaux. Il fait son entrée dans le monde hippique à la fin des années 90, par l’intermédiaire de Philippe Augier, actuel maire de Deauville, avant de créer son propre haras. Un rêve de gosse.

Hervé Morin…

Vous êtes né le 17 août 1961 à Pont-Audemer dans l’Eure. Quel lien gardez-vous avec cette ville ?

J’en garde un lien important puisque j’habite à Saint-Sylvestre-de-Cormeilles. J’ai aussi été maire d’Épaignes, à 10-15 kilomètres de Pont-Audemer. Vous savez que Laetitia Casta est née dans la même clinique que moi ?

Vous avez redoublé votre seconde, votre première et avez été renvoyé du lycée public de Deauville. Quel genre d’élève étiez-vous ?

Mon adolescence a été compliquée. Après la rigueur du cocon familial je me suis retrouvé avec deux années d’avance au lycée à Deauville. J’y ai découvert un lycée dont l’internat était en autogestion. Une partie de lycéens qui étaient des parisiens avaient aussi été virés d’établissements. J’ai donc tout à coup découvert la liberté. Mais je n’avais pas encore rencontré le travail…

Vous avez ensuite effectué une partie de vos études à Caen. Vers quel métier vous dirigiez-vous à ce moment-là ?

Je voulais être agriculteur ! Le destin a été incroyable. Avant d’être viré le 6 avril (l’année de mon bac) du seul établissement qui avait bien voulu de moi, le lycée Jeanne d’Arc à Caen, je rencontrais cette jeune fille dont je tombais immédiatement fou amoureux et qui allait devenir ma femme. Elle m’a motivé à travailler les deux derniers mois chez mes parents.

Dans votre carrière politique vous avez occupé le poste de ministre de la Défense, dans le gouvernement de François Fillon. Quel est votre plus beau souvenir ?

S’il ne faut en citer qu’un seul, je dirais les 31 décembre, les réveillons du Jour de l’an, avec les soldats en opération extérieure. C’était des moments d’une intensité émotionnelle absolument extraordinaire.

Et le pire ?

Le jour où, lorsque j’étais aux États-Unis, on m’a annoncé que les forces françaises faisaient l’objet d’une embuscade, dans la vallée d’Uzbin, en Afghanistan, le 18 août 2008. Au fur et à mesure que les heures passaient, on m’annonçait le bilan des morts. Ils sont dix à avoir perdu la vie.

Aujourd’hui vous êtes Président du conseil régional de Normandie. Quels sont vos projets pour le secteur de la Côte Fleurie ?

La Côte Fleurie est baignée par les investissements de la région. C’est une très grosse participation au musée de Deauville. C’est la reconstruction de l’aérogare de Saint-Gatien Deauville. C’est le centre sportif de Houlgate qui va devenir un des hauts lieux du sport français puisqu’on y accueillera toute une série d’équipes nationales avec des niveaux d’équipements permettant aussi de développer des activités autour de la formation et du tourisme sportif. La Côte Fleurie va aussi bénéficier d’un énorme programme autour du ferroviaire. Il y a aussi le musée Marcel Proust et le centre aquatique à Cabourg. Ces projets là, c’est la région qui les porte. Et si j’ajoute le Pays d’Auge, il y a aussi le CiralE, le Campus équin qu’on est en train d’agrandir à côté de Dozulé qui va nous permettre d’accueillir l’ensemble de la recherche de la filière vétérinaire équine de toute la France.

Êtes-vous attaché à une station balnéaire plus qu’à une autre sur la Côte Fleurie ?

Oui très clairement. J’étais au lycée à Deauville, mon père habite Trouville. Et puis une partie de mes chevaux sont entraînés chez Stéphane Wattel au centre d’entraînement de Deauville. Donc j’y ai des amis. Il y a des bistrots, des brasseries dans lesquelles je rentre comme si j’étais chez moi, comme au Central ou aux Quatre chats, à Trouville-sur-Mer.

Partagez avec nous… un hippodrome préféré ? 

L’hippodrome de Deauville.

Le cheval qui vous a le plus marqué ?

Le mien, Literato qui m’a permis, grâce à sa vente, de pouvoir exaucer un rêve qui était de monter un haras.

MC

INTERVIEW “AU GALOP !” Hervé Morin, Êtes-vous plutôt…

… « Gentleman D’Epsom » ou « L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux » ?

Plutôt l’Homme qui murmurait à l’oreille des chevaux. J’aime passer des temps longs avec ma douzaine de chevaux, dans une espèce de schéma de contemplation dans mes champs.

… À cheval sur les principes ?

Oui mais j’aime bien les moments détendus aussi. J’aime bien l’honnêteté, l’amitié et le respect de la liberté.

… Steak haché à cheval ou nature ?

Je ne suis pas très steak haché. Je préfère la côte de bœuf…

… Cheval de Bataille ou cheval de Troie ?

Je suis plutôt cheval de bataille. Je suis dans ce côté puncheur, du genre à monter sur le ring.

… Du genre à monter sur vos grands chevaux… ?

Oui, j’ai encore une capacité de révolte. Je pense que quelque soit l’âge on doit avoir cette capacité
de révolte.

… Et à arriver avec vos gros sabots ?

Oui parfois on me le reproche, en effet.

… Pour finir… êtes-vous têtu comme… Une mule ?

Oui mais je sais aussi reconnaître quand j’ai tort !

MC

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