La culture des pommes de terre sous carton dans “On a testé pour vous”

On a testé pour vous… la culture des pommes de terre sous carton ; ou comment conjuguer jardinage efficace, respect du sol et… flemme !

 

1er janvier 2019, 2h34 du matin, le dernier verre de tequila de la soirée partagé avec mon meilleur ami me conduit à prendre une résolution : cette année, je vais créer mon potager !

Après la courte première nuit de l’année, où mes rêves m’ont conduit dans un véritable « potager »  d’Eden, je repense à cet engagement pris avec moi-même. Créer mon potager… Bon. Pourquoi pas.

Je profite de mon après-midi un peu au ralenti pour en apprendre plus sur le jardinage et ses secrets. Il faut dire que je n’ai pas tâté du râteau ni de la bêche depuis de longues années. Et je comprends malheureusement assez vite qu’il me faudra quelques années avant d’atteindre l’autosuffisance alimentaire. Il me faut quelque chose de simple pour commencer. Au gré de mes recherches sur Internet, je tombe sur un article expliquant que l’on peut cultiver des pommes de terre très simplement et très facilement, en utilisant… du carton ! Normalement, pour faire pousser les « patates », il faut travailler le sol, faire une tranchée pour y déposer les plants, refermer la tranchée, buter la terre plusieurs fois au cours de l’été… Bref, l’idée d’une
méthode plus simple et moins fatigante me séduit assez vite.

Impatient par nature, je me rends pourtant à l’évidence que
janvier n’est pas la période optimale pour planter mes tubercules.
En attendant le mois d’avril, je me contente de préparer mon terrain : quelques vieilles tôles sur un coin du jardin pour y faire disparaître l’herbe et le tour est joué.

Me voici donc, quelques mois plus tard, prêt à mettre la main à la pâte (ate !). Je sors les ingrédients indispensables à mon entreprise : de grands cartons avec aucun scotch et le moins d’encre possible, un cutter, de la paille et des plants de pommes de terre achetés lundi dernier sur le marché de Pont-l’Évêque.

Première étape : je retire les tôles posées en janvier pour découvrir une terre où ne subsistent que quelques résidus d’herbe. Parfait ! J’ai bien retenu qu’il fallait résister à la tentation de bêcher. Cela détruirait tout le travail de nos amis lombrics et appauvrirait in fine la terre. Ça tombe bien, je suis plutôt du genre pas courageux pour les tâches dont on peut se passer. Je me contente de gommer les quelques aspérités de mon terrain en apportant un peu de terre.

Deuxième étape : je recouvre le terrain avec le carton en prenant soin de faire dépasser d’au moins 20cm les plaques les unes sur les autres afin de ne pas laisser de vide entre elles.

Troisième étape : avec l’aide d’un cutter, je fais des entailles en forme de croix sur le carton tous les 30 cm, en quinconce. Puis, au fur et à mesure, je dépose au centre de chaque croix un plant de pomme de terre à même le sol, sans l’enterrer. Je fais bien attention à ce que le germe soit orienté vers le haut et je rabats – un peu – le carton.

Quatrième étape : je recouvre le carton d’une bonne couche de paille (au moins 40 cm) et j’arrose généreusement pour tasser le tout.

Cinquième étape : je patiente… jusqu’à la fin de l’été pour la récolte. Normalement il me faudra juste retirer ce qui reste de paille (le carton devrait avoir disparu) et j’aurai devant moi un tapis de frites en devenir prêtes à être ramassées.

J’ai bon espoir de pouvoir proposer l’hiver prochain à mes invités mes premières pommes de terre du jardin. Mais j’ai lu qu’il était tout à fait possible que la récolte ne soit pas mirobolante la première année, surtout que mon sol est un peu argileux.. J’aurai au moins enrichi mon terrain qui sera bien meilleur l’an prochain pour retenter l’expérience.

À suivre…

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