Marguerite Duras dans l’oeil de La Gazette

Quand Trouville inspirait marguerite Duras

Photo ©Rue des archives

Un café, une cigarette, un stylo, du papier. Et surtout, une vue sur mer depuis l’hôtel des Roches Noires, à Trouville. C’est ce cadre-là qui a séduit Marguerite Duras en 1963, avec l’achat de l’appartement 105 dans cette superbe bâtisse. Femme de lettres, scénariste et réalisatrice à la voix rocailleuse, celle qui est née en 1914 sous le nom de Donnadieu, n’a laissé aucun Français indifférent, et encore moins les Trouvillais, tant son style était si particulier (et parfois controversé). Sur la Côte Fleurie, qu’elle avait découverte à sa majorité, Duras avait ses habitudes et avait su s’intégrer à la population locale. Très accessible, elle a laissé une multitude de souvenirs. Et notamment à la brasserie Le Central où elle avait ses habitudes. Chaque midi ou presque, elle déjeunait à la même table. Seule, ou accompagnée d’artistes bien connus. Quelques photos de ses présences ornent encore les murs de l’établissement. Marguerite Duras aimait tellement Trouville qu’elle y a passé tous ses étés jusqu’à son décès en 1996. C’est d’ailleurs ici qu’une partie de son livre « L’Amant », prix Goncourt en 1984, a été écrit. Depuis sa disparition il y a 23 ans, la ville lui rend hommage lors de deux journées littéraires qui portent son nom. Et à chaque édition, le succès est là. Signe que Duras reste éternelle dans le cœur de Trouville et de ses habitants.
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