Quelle est l’origine de la galette des rois ? Cultur’et vous !

La minute cultur’G : La galette des rois,

de traditions en saveurs…

Le mois de janvier arrive… Avec lui les traditionnels vœux et l’incontournable galette des rois. On sent déjà la bonne odeur de frangipane enveloppée dans sa pâte feuilletée (l’origine de cette recette à base d’amandes n’est pas certaine, mais elle aurait été inventée par le marquis de Frangipani). À moins que vous ne soyez plutôt pommes ou poire-chocolat. Ou bien encore adepte des diverses traditions locales comme les nourolles en Normandie, le Pithiviers dans le Loiret ou le gâteau des rois dans le Sud de la France. Dans tous les cas, on retrouve les deux principes immuables : la fève… et la gourmandise !

Une tradition chrétienne ? Romaine ? Grecque ?

Avant de déguster ces pâtisseries hivernales, revenons sur la fête qu’elles célèbrent. Pour comprendre l’Épiphanie, il faut comprendre d’où vient la fête de Noël. Si cette dernière est évidemment rattachée au christianisme, ses racines n’en sont pas moins païennes. Les Romains, notamment, fêtaient la période du solstice d’hiver (22 décembre). À partir de cette date, les jours rallongent, marquant la victoire de la lumière (la vie) sur les ténèbres (la mort). De fil en aiguille, la célébration du 22 décembre s’est prolongée jusqu’au 25 décembre, puis pendant les 12 jours suivants (12 étant un nombre traditionnellement symbole d’harmonie). Le cycle de fête prenait donc fin le 6 janvier. Or, pendant cette période, les Romains avaient l’habitude de désigner une reine ou un roi à l’aide d’une fève cachée dans un gâteau circulaire représentant la forme du soleil. Voilà pour l’origine païenne de la fête et du gâteau. Et les chrétiens dans tout ça ?

La date du 6 janvier commémore trois évènements majeurs de la vie de Jésus : l’adoration des mages, le baptême par Jean le Baptiste et les noces de Cana. Avec le temps, c’est la présentation aux rois mages (Gaspard, Melchior et Baltazar) qui prend le pas sur les deux autres évènements et s’ancre dans la tradition populaire, dépassant même le cadre religieux. 

Le terme Épiphanie, quant à lui, vient du latin epiphania, lui même dérivé du grec epipháneia, qui veulent dire « manifestation » ou « apparition ». Les « Épiphanes » étant l’apparition des douze divinités de l’Olympe aux hommes dans la mythologie grecque.

L’innocence de l’âge

Autrefois, la galette des rois était divisée en autant de parts que de d’invités autour de la table, plus une. Elle était appelée la part du pauvre, en vue d’être donnée à une personne dans le besoin se présentant au foyer. Si cette tradition s’est peu à peu perdue, une autre perdure : demander au plus jeune de se cacher sous la table pour attribuer les parts. On imagine sans mal que la distribution est ainsi plus équitable puisque réalisée par un esprit innocent. Toutefois, une chose n’a jamais changé depuis que la galette des rois a été créée, celle d’y inclure une fève pour représenter la divinité. Si elles sont toujours bien présentes dans la garniture, il n’est pas rare désormais qu’elles soient remplacées par un lingot d’or, une pièce de monnaie voire un bon d’achat ! Reste que l’essentiel est là, une bonne galette, tiède de préférence, et son partage en famille. Normandie oblige, n’hésitez pas à l’accompagner avec un petit verre de cidre. 

Bonne dégustation !

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