Sam Karmann invité de “Une (parenthèse) avec”

Au cinéma Sam Karmann fut Émile Gravier dans La Cité de la Peur ou encore Jacques, dans Cuisine et Dépendances adapté d’une pièce de théâtre. À la télévision, il a été l’inspecteur Barrada dans la série Navarro. Pour ne citer que ses rôles parmi les très nombreux qu’il a campés sur petit et grand écrans, ou sur les planches. Début septembre, il endossera le rôle de parrain des Laboratoires de création au festival Off-Courts de Trouville. Rencontre avec ce grand nom du cinéma français, qui sera prochainement à l’affiche d’une série et d’un téléfilm sur France 3.

Sam Karmann… 

Votre première réalisation a été un court-métrage (Omnibus). Est-ce donc important pour vous d’être au festival Off-courts à Trouville ?

Oui… D’abord pour épauler et encourager Samuel (Prat, directeur du festival). J’ai connu la première édition. Son ambition était folle, mais il a fait une chose d’extraordinaire. Je suis de près sa démarche, qui plus est très attachante. Je le redis, ce que fait Samuel et toute son équipe est vraiment exceptionnel. 

Allez-vous livrer des conseils aux jeunes réalisateurs et comédiens ?

Je suis le parrain des Laboratoires de création, donc oui certainement. Dans le court-métrage il y a deux écoles. C’est un terrain d’exercice pour savoir si on est fait pour le cinéma. Car, en plus des qualités artistiques, il faut des qualités humaines, il faut savoir fédérer. Le cinéma est un travail d’équipe, et pas juste l’histoire d’un seul homme. Le court métrage est un exercice et un art à part entière, très singulier et très difficile. C’est un beau moyen de faire ses preuves. 

Vous connaissez Trouville ? 

Oui, j’y suis déjà venu plusieurs fois. J’aime bien la ville et j’aime aussi me promener sur les hauteurs qui mènent à Honfleur.

Cinéma, télévision, théâtre,… Y a-t-il un autre domaine dans le milieu artistique que vous auriez aimé faire ?

J’ai aussi fait de la publicité pendant 5 ans. Je me suis bien amusé et mesuré à l’outil caméra. J’ai déjà beaucoup navigué dans le milieu de l’art. Je suis boulimique, impatient et curieux dans le travail. 

Pour un comédien, quelle est la différence entre un film et un téléfilm ? 

Au cinéma, il y a surtout un souci d’esthétique, d’images et de sujets. Et puis on a plus de temps pour travailler le personnage. Par jour, on tourne pour environ 3 à 4 minutes à l’écran, alors que pour la télé c’est entre 7 à 8 minutes. Mais parfois, des téléfilms sont plus réussis que des films. Pour ma part, quand j’accepte à la télé, ça dépend qui me propose de tourner. 

Vous aimeriez retrouver un rôle dans une série policière à l’image de l’inspecteur Barrada dans Navarro que vous avez campé pendant 8 ans ?

Non, il y en a trop à la télé. La série policière c’est devenue 80% de la programmation. Ça a été super, mais je suis passé à autre chose. 

Cette année, La Cité de la Peur a fêté ses 25 ans. Aujourd’hui, que vous évoque ce film, son succès, … et en gardez-vous un bon souvenir ?

Ce film a touché et touche encore un public intergénérationnel. Ça a été un vrai plaisir de le tourner. C’était bien tout le temps, de la lecture du scénario au tournage. Une très belle histoire.

Auriez-vous aimé voir une suite de La Cité de la Peur comme c’est souvent le cas des films à succès ?

J’en ai tourné une, mais qui n’a pas du tout marché. C’était Les Dents de la Nuit, totalement déjanté, calqué sur La Cité de la Peur. Ça a fait un bide. Même s’il n’y avait pas l’équipe des Nuls, je n’ai pas compris pourquoi. 

Quelle est votre actualité ?

Cet hiver et ce printemps j’ai tourné une série et un téléfilm pour France 3 qui seront bientôt diffusés. Dans le téléfilm Classe Unique, je joue le maire d’un village à qui on annonce la fermeture d’une classe, sauf en cas d’accueil de migrants. Ce téléfilm est en compétition au festival de la fiction à La Rochelle (du 11 au 15 septembre). La série (6 épisodes de 45 minutes), Laëtitia, est tirée d’une histoire vraie, un fait divers près de Nantes où une jeune fille avait été droguée, tuée et découpée. J’y incarne le père de la famille d’accueil.

Interview « tout court » avec Sam Karmann

Quel genre de question je ne dois pas vous poser pour éviter que cette interview tourne court ?

Des questions sur ma vie privée.

Quand avez-vous été à court d’idée la dernière fois ?

Tous les soirs… Mais je retrouve mes idées le lendemain matin. Ce qui n’est pas toujours facile quand je joue au théâtre le soir (rires).

Êtes-vous du genre à couper court rapidement quand quelque chose vous énerve ?

Ouais…

La dernière fois que vous vous êtes mis la rate au court bouillon ?

J’essaie de moins en moins de me la mettre, mais quand je fais ma revue de presse tous les jours ce n’est pas évident.

Pour le cinéma, vous êtes plutôt court ou long métrage ?

Je vais faire court : je dirais long métrage.

À l’heure du café, vous êtes café court ou café long ?

Court, même si ça m’arrive d’en boire des longs.

En vacances, êtes-vous du genre à mettre des pantacourts ?

Non, je suis bermuda. Pantacourt… à mi-mollets… je ne peux vraiment pas.

En vous proposant cette interview, est-ce qu’on vous a pris de court ?

Oui, car je ne pense pas qu’on puisse s’intéresser à moi et vouloir m’interviewer.

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